Antériorisation de /a/

essentiel

Description du phénomène

Le /a/ québécois est généralement plus antérieur et un peu plus fermé que le /a/ du français européen standard.

Symboles phonétiques

Pour rendre le /a/ québécois antériorisé, on utilise le symbole [æ] qui correspond au son que l’on entend dans le mot anglais cat.

Exemples

caleçon — [kælsɔ̃] — [kalsɔ̃]

patte — [pæt] — [pat]

Types de conditionnement

Selon Santerre (1974, 1976e, 1976f, 1979a), les réalisations plus fermées en [æ] se produisent en syllabe entravée ou en syllabe ouverte intérieure. Walker (1984) ajoute que le phénomène se produit devant une consonne non allongeante.

En français de l’Ontario, Opitz (1968) observe que le /a/ peut s’antérioriser vers un [æ], voire se fermer en [ɛ]. Il soutient aussi que le [æ] est plus long que [ɛ] et plus bref que [a]. Opitz note finalement que le [ɛ] se retrouve en syllabe abrégée, soit en initiale de mots dissyllabiques, soit dans des mots de trois syllabes ou plus.

Le phénomène est bien attesté partout au Québec.

On ne dispose pas de données précises sur cet aspect du phénomène.

On ne dispose pas de données sur cet aspect du phénomène.

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Bibliographie

Brent 1971 Opitz 1968 Santerre 1974, 1976e, 1976f, 1979a Squair 1888 Vinay 1973 Walker 1984