Harmonisation vocalique

essentiel

Description du phénomène

Il s’agit de la tendance à rapprocher le timbre d’une voyelle, en syllabe ouverte non finale, du timbre de la voyelle accentuée qui suit. En français québécois, l’apparition de ce phénomène est surtout induit par le relâchement des voyelles fermées.

Symboles phonétiques

Pour rendre compte de l’ouverture des voyelles fermées par harmonisation vocalique, on utilise les symboles /ɪ/, /ʏ/ et /ʊ/.

Exemples

soucoupe — [sʊkʊp] — [sukʊp]

pupitre — [pʏpɪtʁ] — [pypɪtʁ]

limousine — [lɪmʊzɪn] — [limuzɪn]

Types de conditionnement

Le relâchement d’une voyelle fermée en syllabe non accentuée, par harmonisation vocalique, se produit à la suite du relâchement d’une voyelle fermée en syllabe accentuée :

bicycle — [bisik] — [bisɪk] — [bɪsɪk]

En d’autres mots, il s’agit d’un phénomène d’assimilation régressive, où un trait qui appartient à une voyelle de droite (le relâchement [ɪ] dans la syllabe finale [sɪk], par exemple) est transporté vers une voyelle de gauche (vers le [ɪ] de [bɪ]).

La règle s’applique de façon générale au Québec, elle est attestée plus particulièrement à Montréal par Yaeger, Cedergren et Sankoff (1977) et dans la région de Windsor, Ontario, par Hull (1956). Dumas (1987) affirme que les locuteurs de Montréal ont tendance à préférer les prononciations comme [lɪmuzɪn], où la finale et l’antépénultième sont relâchées, alors que les Beaucerons auraient tendance à utiliser des prononciations comme [limʊzɪn] où la finale et la pénultième sont touchées.

On ne dispose pas de données précises sur le sujet, mais le phénomène semble assez généralisé.

On ne dispose pas de données précises sur le sujet.

On ne dispose pas de données précises sur le sujet.

Liens avec d’autres phénomènes

Voir la rubrique concernant le relâchement des voyelles fermées.

Bibliographie

Brent 1971 Dumas 1976, 1981, 1987 Dumas et Boulanger 1982 Hull 1956 Walker 1984 Yaeger, Cedergren et Sankoff 1977