Assimilation du trait nasal
Description du phénomène
Les occlusives sonores /b/, /d/, /g/ se nasalisent lorsqu’elles sont précédées ou suivies d’un segment vocalique ou consonantique nasal.
Symboles phonétiques
Pour rendre compte de la nasalisation des occlusives /b/, /d/, /g/, on utilise les symboles des consonnes nasales [m], [n], [ɲ].
Exemples
lendemain — [lɑ̃nmẽ] — [lɑ̃dmẽ]
monde — [mɔ̃n] — [mɔ̃d]
langue — [lɑ̃ɲ] — [lɑ̃g]
enjambement — [ɑ̃ʒɑ̃mmɑ̃] — [ɑ̃ʒɑ̃bmɑ̃]
froidement — [fʁwanmɑ̃] — [fʁwadmɑ̃]
bombe — [bɔ̃m] — [bɔ̃b]
Types de conditionnement
Lorsqu’elles se retrouvent en finale de syllabe et qu’elles sont précédées d’une voyelle nasale ou suivies d’une consonne nasale, les occlusives sonores /b/, /d/, /g/ peuvent se nasaliser en [m], [n] et [ɲ] respectivement.
Si l’on en juge d’après Walker (1984) et Santerre (1976f), la règle semble s’appliquer dans toutes les régions du Québec.
On ne dispose pas de données précises sur le sujet, mais le phénomène semble assez généralisé.
On ne dispose pas de données précises sur le sujet.
On ne dispose pas de données précises sur le sujet.
Liens avec d’autres phénomènes
Voir la rubrique concernant la vélarisation de /ɲ/.
Bibliographie
Des Marchais 1979 Santerre 1976f Squair 1888 Walker 1984