Affrication de /t/ et /d/

en cours
Auteur·rice·s

Océane Renaud-Plourde

Vincent Arnaud

Josiane Riverin-Coultée

Johanna-Pascale Roy

Luc Baronian

Dernière mise à jour

30 mars 2026

Description du phénomène

Les consonnes /t/ et /d/ ont tendance à être affriquées en [t͜s] et [d͜z], c’est-à-dire qu’elles laissent entendre un bruit de friction entre leur explosion et le début de la voyelle ou de l’approximante fermée qui suit, bruit qui s’apparente à celui des fricatives constrictives /s/ et /z/ (Walker, 1984). Ainsi, pour les locuteurs québécois, les parties occlusive et fricative sont combinées à l’intérieur d’un même son et sont ainsi indissociables (Béland & Kolinsky, 2005). Au Québec, l’affrication se produit essentiellement quand ces consonnes sont suivies par des voyelles fermées antérieures [i] et [y] ainsi que de leurs variantes relâchées [ʏ] et [ɪ] ou diphtonguées [ɪ͜i] et [ʏ͡y], de même que par les approximantes [j] et [ɥ] (Ostiguy & Tousignant, 2008).

La terminologie utilisée pour désigner ce phénomène varie considérablement selon les auteurs. On le présente souvent par le terme assibilation, qui tire son origine des caractéristiques acoustiques de /s/ et /z/, qui sont des fricatives parfois qualifiées de sifflantes (Ben Hamouda, 2019; Walker, 1984). Ce phénomène est aussi nommé par le terme plus générique de palatalisation, qui est un phénomène consistant techniquement en l’ajout d’un segment palatal à /t/ et à /d/, ce qui forme souvent [tʃ] et [dʒ] (Ben Hamouda, 2019; Brasseur, 2019; Walker, 1984).

Symboles phonétiques

Pour transcrire les consonnes affriquées sourdes et sonores, on utilise les symboles [t͜s] et [d͜z] respectivement puisqu’il s’agit d’une articulation double. La ligature (ou tie bar), unissant les deux symboles, peut indifféremment être souscrite ou suscrite : [t͡s] et [d͡z]. Il existe aussi la notation [ts] et [dz], parfois utilisée en contexte québécois.

Exemples

tire — [t͜siʁ] — [tiʁ]

dur — [d͜zyʁ] — [dyʁ]

cette image — [sɛt͜simaʒ] — [sɛtimaʒ]

son soutien — [sɔ̃sut͜sjẽ] — [sɔ̃sutjẽ]

tuile — [t͜sɥɪl] — [tɥɪl]

Types de conditionnement

À l’intérieur d’un mot et peu importe leur position dans ce mot, l’affrication s’applique de façon catégorique pour /t/ et /d/ lorsque ces deux consonnes se trouvent suivies des voyelles /i/ et /y/ ou des approximantes /j/ et /ɥ/. Toutefois, l’application de l’affrication est variable lorsque la consonne et la voyelle appartiennent à deux mots différents. Ce cas de figure est divisé en quatre catégories chez Côté (2014) : les noms composés (Sept-Îles), les pronoms enclitiques (vient-il), les proclitiques (d’idée, t’isolait) et les liaisons (grand innocent). Les noms composés les pronoms enclitiques comporteraient une affrication systématique, alors que les proclitiques et les autres liaisons auraient une affrication plus variable. Pour des explications justifiant l’affrication obligatoire avec les pronoms enclitiques et les noms composés, voir Dumas (1987), Walker (1984) et Côté (2014). Storme (2019) précise que les consonnes finales apparaissant en liaison telles que celle du mot grand, qui n’est pas prononcée lorsque le mot est isolé, ont tendance à être plus affriquées que les consonnes finales prononcées telle celle du mot trente.

L’affrication résulte de contraintes aérodynamiques qui prennent origine dans le mouvement de la langue lors de la transition articulatoire de /t/ ou /d/ vers /i/ ou /y/ (Kim, 2001). Plus précisément, lorsqu’une occlusive est suivie de segments impliquant une position haute de la langue dans la cavité buccale, tels que des voyelles fermées ou les approximantes correspondantes, l’air accumulé derrière le point d’occlusion est libéré par un étroit chenal qui offre une forte résistance au flux d’air et augmente ainsi la vitesse des particules d’air et induit la création de turbulences produisant ainsi un segment fricatif entre la consonne occlusive et la voyelle ou approximante suivante (Kim, 2001; John J. Ohala & Solé, 2008). Ce phénomène est réservé aux voyelles fermées puisque la production d’une voyelle plus ouverte n’implique pas de constriction suffisamment marquée pour créer les conditions de turbulence menant à l’affrication (Kim, 2001).

Ce phénomène s’applique de façon catégorique pour l’ensemble des locuteurs du Québec et constitue d’ailleurs un trait caractéristique du français québécois (Brasseur, 2019; Dumas, 1987; Ostiguy & Tousignant, 2008; Poirier, 2009; Walker, 1984). Différents chercheurs, notamment Poirier (1994), Poirier (2009) et Friesner (2010) évoquent que le degré d’affrication varierait selon les régions québécoises et que cette variation serait causée par les diverses vagues de colonisations du Québec. Ces auteurs s’appuient sur des données extraites d’enregistrements datant d’avant 1980 qui indiquent que ces articulations sont plus rares à Charlevoix qu’à Québec, ce qui serait dû à la colonisation particulière de la région de Charlevoix. Bento (1998) affirme également à partir d’enregistrements datant également des années 1980 que les locuteurs et locutrices de Québec affriqueraient plus que ceux de Chicoutimi.

L’affrication est considérée par plusieurs comme pancanadienne, puisqu’elle se retrouve dans les parlers français de l’Ontario à la Colombie-Britannique (Cox, 1998; Thomas, 1986). En revanche, on considère que ce phénomène ne s’applique normalement pas pour les locuteurs de la variété acadienne qu’on retrouve au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et au Québec dans les régions de la Gaspésie et de la Côte-Nord. Cependant, Poirier (2009) note que ce phénomène est présent au Nord-Ouest du Nouveau-Brunswick, remarque appuyée par les données de Cichocki & Perreault (2018). De plus, Silviet-Carricart (2007) indique que l’affrication en [ts] et [dz] est bien présente dans le parler d’adolescents francophone d’origine acadienne demeurant à Halifax (Nouvelle-Écosse). En outre, King & Ryan (1989) observent aussi le phénomène d’affrication chez des locuteurs acadiens de l’Île-du-Prince-Édouard.

Ailleurs, dans la francophonie, l’affrication est également présente au Missouri, à l’Ile Maurice et à l’Ile de la Réunion ainsi qu’en créole français haïtien. On en retrouve également traces en français louisianais, surtout dans le dialecte régional de la Ville Platte (Poirier, 2009; Russell, 2010). Le phénomène ne se retrouve pas de façon marquée en français européen, qui serait plutôt sujet à la palatalisation en [tʃ] et en [dʒ] devant /i/, /y/, /j/ et /ɥ/ (Trimaille & Candea, 2021). Par ailleurs, ces auteurs notent qu’il semble y avoir un changement linguistique en France, étant donné que l’on retrouve ces prononciations palatalisées principalement chez les locuteurs âgés de moins de 30 ans. Ils remarquent également que les femmes tendent à adopter ces prononciations plus fréquemment que les hommes (Trimaille & Candea, 2021).

L’affrication constitue une caractéristique phare du français québécois (Brasseur, 2019; Walker, 1984). Les locuteurs et les locutrices du français québécois, peu importe leur groupe social d’appartenance, affriquent ces deux consonnes devant /i/, /y/, /j/ et /ɥ/. Après avoir été jugé comme un phénomène à éviter dans les années 1960-1970 par différents auteurs (Bergeron, 1966; Gendron, 1970; Laurence, 1961), ce phénomène est aujourd’hui accepté et non stigmatisé socialement (Ostiguy & Tousignant, 2008). Certains indiquent qu’au Québec, ce serait même l’absence d’affrication qui pourrait faire l’objet de jugements dépréciatifs (Brasseur, 2019). Cette autrice évoque d’ailleurs un lien entre l’attachement à la culture québécoise et la valorisation de l’affrication.

Bento (1998) affirme, à partir d’enregistrements d’animateurs de la radio et de la télévision francophones de Québec recueillis en 1981 et d’une enquête linguistique menée auprès de personnes étudiantes de l’Université Laval en 1989, que les femmes affriqueraint significativement moins que les hommes et avance que ce serait lié au caractère plus conservateur des femmes, qui emploieraient de préférence les formes plus prestigieuses [t] et [d]. Elle précise que cette différence entre genres ne serait toutefois pas présente chez les enfants, et que ceux-ci ont en outre un taux d’affrication de /d/ deux fois plus élevé que celui des adultes. Cichocki & Perreault (2018) notent qu’au contraire, ce sont les femmes qui ont tendance à porter le changement linguistique, celles-ci affriquant nettement plus que les hommes dans majorité des régions du Nouveau-Brunswick.

Un autre aspect notable est l’adoption de l’affrication chez les personnes immigrantes : des analyses montrent que des locuteurs d’autres origines francophones (France, Algérie et Haïti) âgés d’entre 19 et 49 ans et installés au Québec depuis au minimum quelques mois adoptent généralement bien l’affrication, avec une affrication moins systématique chez les locuteurs originaires de France (Brasseur, 2019).

(Dumas, 1987) affirme que l’affrication ne se produirait pas dans un certain type de parole chantée. Les prononciations affriquées sont produites peu importe la situation de communication. Elles sont considérées comme faisant partie d’un français québécois soutenu et cultivé (Bigot & Papen, 2013; Ostiguy & Tousignant, 2008). Puisqu’elles se retrouvent dans la lecture des bulletins d’informations de divers médias, notamment de Radio-Canada, qui est considéré par ces auteurs comme le modèle à suivre en termes de prononciation. Néanmoins, Bento (1998) note que les locuteurs étudiants présenteraient un taux d’affrication légèrement différent en fonction du style et de la modalité de parole, celui-ci étant plus bas en situation de lecture formelle qu’en situation de discours spontané informel, ce qui pourrait indiquer une plus forte tendance à l’affrication en contexte informel. N’oublions cependant pas que, dans cette étude, les locuteurs répondaient à une enquête portant sur la langue elle-même.

Cette prononciation affriquée est relativement ancienne au Québec. Attestée depuis au moins le début du XVIIIe siècle selon Juneau (1972), l’affrication est mentionnée dès 1887 dans une description du français québécois proposée par Legendre (1887) et Squair (1888). On ne la retrouve que très sporadiquement en France de nos jours et surtout dans des régions qui ont fourni peu de colons à la Nouvelle-France. Cependant, pour plusieurs, il ne fait aucun doute que l’affrication a ses racines en France où elle était produite avant la colonisation, étant donné que ce trait articulatoire s’est implanté solidement dans deux colonies situées aux antipodes, le Canada et la Réunion (Morin, 2002; Poirier, 2009). Ce serait la quantité massive d’immigrants français arrivant à Montréal dans les décennies suivant 1660 qui aurait importé le phénomène (Morin, 2002; Poirier, 2009). Ces auteurs avancent que la plupart de ces immigrants étaient d’origine rurale et venaient de régions françaises où l’affrication en milieu rural était bien présente à cette époque. Il est alors possible d’en déduire que la région de Montréal fût le foyer d’origine de l’affrication, qui s’est propagée depuis cette métropole vers les autres régions jusqu’au début des années 1700, avec une évolution à terme vers 1725 (pour plus de détails, voir Poirier, 1994). Depuis le latin, /t/ et /d/ ont eu tendance à se palataliser devant une voyelle, comme l’illustre l’exemple suivant :

(latin) cantionem > (ancien français) tchanson > chanson.

Il est possible considérer la palatalisation, et peut-être l’affrication, comme étant une particularité inhérente à la langue qui s’est réalisée de diverses façons selon les parlers.

Diverses autres théories sur l’origine de la production des affriquées sont proposées dans la littérature. Des contraintes aérodynamiques en seraient à l’origine (Kim, 2001; Jonh J. Ohala, 1976) : la zone de rapprochement entre la langue et les alvéoles lors de la prononciation des voyelles fermées provoquerait une constriction orale assez étroite pour mener à la production d’un son fricatif (Kim, 2001). Poirier (2009) conteste cette théorie en argumentant que ce phénomène peut se produire devant les variantes ouvertes [ɪ] et [ʏ], qui peuvent être très ouvertes en français québécois, selon lui. Toutefois, cette différence d’ouverture n’empêcherait tout de même pas l’apparition d’une constriction, comme l’atteste les observations de Brasseur (2019), détaillées dans la rubrique Divers.

Ensuite, il y a la thèse de la fricativisation, dans laquelle on passerait de /ti/ et /di/ à [tjji] et [djji] puis à [tsi] et [dzi] grâce au développement d’un /j/ palatalisé qui deviendrait fricatif sans passer par une phase intermédiaire (Morin, 2002).

Enfin, l’hypothèse de la dépalatalisation, soit une avancée progressive de la langue lors de la palatalisation, est mise de l’avant par Poirier (1994). Comme décrit plus tôt, la palatalisation consiste à joindre un son palatal ([tʃ], [dʒ] ou [tji]) au segment occlusif, et se produit devant plusieurs voyelles telles que [i], [y] et [a]. Cette hypothèse cadre donc avec l’affrication produite devant les variantes plus ouvertes. Certains lient la dépalatalisation à une diminution de l’effort ou à un affaiblissement articulatoire (Poirier, 2009).

Divers

Brasseur (2019) remarque qu’au Québec, il y a une affrication rare, mais possible, avec les voyelles /e/ et /ø/. Elle avance que celle-ci serait due à leur degré d’aperture, qui est proche de celui des variantes de /i/ et /y/ plus ouvertes, [ɪ] et [ʏ], avec lesquelles il y a affrication en français québécois.

Ostiguy & Tousignant (2008) observent que la population des régions de Montréal, Gatineau et des Cantons de l’Est a tendance à ne pas affriquer dans les mots empruntés à l’anglais tels que tee-shirt et meeting.

Kim (2001) indique que l’affrication est aussi possible devant /u/ et /w/, phénomène observé dans diverses autres langues, notamment en japonais et en lomongo, une langue bantoue. Une affrication peut avoir lieu car l’articulation de la voyelle /u/ entraine les mêmes contraintes aérodynamiques que celles mentionnées ci-haut, la seule différence étant le rapprochement s’effectue avec la voûte palatine et non plus les alvéoles.

Liens avec d’autres phénomènes

Voir la rubrique concernant la palatalisation de /t/ et /d/.

Bibliographie

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Réutilisation